Les évolutions technologiques ont permis de créer des téléviseurs cathodiques de plus en plus plats. Certains constructeurs ont, à l'image des écrans de PC, augmenté la fréquence de rafraîchissement à 100Hz, ce qui se traduit par une image beaucoup plus nette et stable. On retrouve ces technologies réservées aux appareils haut de gamme sous différents noms en fonction des marques : Black Pearl, Quintrix, Black Line ou Wega.

Les téléviseurs cathodiques peuvent être regroupés en deux grandes familles en fonction de leur format : 4/3 ou 16/9. Le 16/9 est particulièrement bien adapté à la visualisation des DVD-Vidéo. La résolution (verticale) d'un téléviseur est de 625 lignes définies par le balayage du canon. Mais on ne parle pas de résolution horizontale, cette dernière n'ayant pas réellement de sens…
Si le téléviseur cathodique se démarque par un prix d'achat relativement réduit, il présente aussi certains inconvénients. Il est encombrant et lourd. De plus, son principe de fonctionnement impose la présence d'une électronique à haute tension et donc une consommation électrique importante.
Les chiffres clefs :
  • Diagonale : de 37 cm à 92 cm
  • Contraste : 800:1
  • Luminosité : 80 cd/m²
  • Durée de vie : sans objet


  • Plus : prix, bonne qualité d'image, fonctionne en plein lumière
    Contre : lourd et encombrant, consommation électrique, taille limitée


    Téléviseur LCD

    Les téléviseurs LCD reposent sur la technologie Liquid Crystal Display ou écran à cristaux liquides. Le principe de fonctionnement est très différent de celui du tube cathodique car il n'y a plus de canons à électrons. La dalle qui remplace le tube est composée de plusieurs couches qui contiennent les cristaux liquides et des filtres rouges, verts et bleus. En fonction de la tension appliquée, les cristaux deviennent plus ou moins opaques. Il laissent donc passer de manière plus ou moins importante la lumière émise par la "backlight" (une lampe au néon comparable à celles utilisées pour l'éclairage) placée derrière les filtres. Pour optimiser l'uniformité de la source de lumière, les écrans LCD utilisent généralement un système de miroirs et plusieurs tubes lumineux. Tous les cristaux sont pilotés individuellement par des transistors. La technologie TFT pour Thin-Film Transistor est une application particulière du LCD : elle permet de réaliser des transistors de très petite taille. La réduction de la taille des transistors combinée à une backlight puissante donne une image précise et une très bonne luminosité.

    La technologie LCD permet de faire des écrans plats et peu profonds. Les composants utilisés fonctionnent en basse tension et consomment donc peu. Mais ce n'est pas tout ! Comme chaque point est piloté de manière indépendante et conserve sa couleur, il n'y a pas donc pas de balayage.

    Les écrans LCD ont une définition fixe qui dépend directement du nombre de pixels qui les compose. Certaines résolutions sont directement issues des normes en vigueur pour les écrans de PC comme VGA (640x480), SVGA (800x600), XGA (1024x768) ou encore WXGA (1280x800) alors que d'autres sont spécifiques aux téléviseurs : 1366x768 ou 1280x768.

    D'autres caractéristiques sont aussi de mise pour les téléviseurs TFT comme la luminosité (exprimée en Candela/m²) et le contraste. La luminosité traduit l'intensité maximale du blanc jusqu'à 450cd/m². Le noir n'est par contre pas toujours parfait, et présente une certaine luminosité de l'ordre de 0.9cd/m². Le contraste est le rapport entre ces deux valeurs, par exemple 500:1. Vu sous un autre angle, le blanc est 500 fois plus lumineux que le noir. A titre indicatif, un téléviseur cathodique affiche un noir de 0.1cd/m² et un blanc de 80cd/m². Le contraste est alors de 800:1 mais l'image est moins lumineuse.
    Les chiffres clefs :
  • Diagonale : de 37 cm à 92 cm
  • Contraste : 500:1
  • Luminosité : 450 cd/m²
  • Durée de vie : ~50000 heures


  • Plus : encombrement, consommation, luminosité, netteté de l'image, connectique, résolution, compatibilité avec les nouvelles normes
    Contre : rien de spécial


    Téléviseur Plasma

    Comme les téléviseurs LCD, les téléviseurs plasma ont l'avantage d'une épaisseur réduite. Un écran plasma se compose de deux dalles de verre entre lesquelles se trouvent des cellules disposées en nid d'abeille. Chacune se compose de trois micro-ampoules – rouges, vertes et bleues – remplies d'un gaz inerte à base de néon et xénon. Lors du passage d'un courant dans une micro-ampoule, le gaz devient un plasma déficient en électrons. Il émet alors des UV qui activent une couche de phosphore. La lumière émise est colorée en rouge, vert ou bleu par l'enveloppe de l'ampoule. Comme sur les écrans TFT, les pixels sont pilotés individuellement par des transistors. Il n'y a donc pas de balayage comme sur un écran cathodique.

    La technologie plasma est très bien adaptée aux écrans de grande taille. Elle donne en effet accès à des diagonales inaccessibles aux technologies TFT et cathodiques. De par sa conception qui fait intervenir un nombre de pixels fixe, l'écran plasma est caractérisé par une résolution : 800x600, 1024x768, 1024x1024, 1280x768, 1360x768, etc. Les écrans plasma sont souvent au format 16/9, leur vocation principale étant le home cinéma.

    Les téléviseurs plasma ont un excellent rendu des couleurs. Chaque couleur de base d'un pixel peut avoir 256 intensités différentes soit 16.7 millions de couleurs (256 x 256 x 256). Contrairement aux téléviseurs TFT dont le noir est souvent un peu trop lumineux, un PDP rend un noir beaucoup plus profond. L'absence de plusieurs filtres lui donne accès à une luminosité exceptionnelle et en conséquence à un contraste particulièrement élevé. Les téléviseurs plasma présentent également des angles de vision particulièrement larges sans altération de la couleur.

    Pour profiter pleinement d'un écran plasma, il est vivement conseillé de le connecter à une source d'image numérique en DVI par exemple. En analogique, il faut au moins privilégier une connectique de type YUV, RVB (rouge, vert et bleu séparés en RCA ou BNC) ou S-Vidéo. Une source composite est un peu trop ''faiblarde'' pour une telle qualité d'écran.
    Les chiffres clefs :
  • Diagonale : de 82cm à 155cm
  • Contraste : 1000:1
  • Luminosité : 800cd/m²
  • Durée de vie : ~30000 heures


  • Plus : encombrement, consommation, luminosité, netteté de l'image
    Contre : prix un peu élevé, supporte mal les déplacements


    Les rétroprojecteurs

    Cette catégorie de téléviseurs est un peu particulière. Elle exploite les mêmes technologies de création de l'image que les vidéos projecteurs mais un rétroprojecteur reçoit son image par l'arrière. Dans un rétroprojecteur, on retrouve donc un projecteur (LCD ou DLP ou encore Tri-tube) placé dans la base. Il est secondé par un système optique qui dirige l'image vers l'écran.

    Les rétroprojecteurs présentent beaucoup d'avantages. Ils donnent accès à des diagonales aussi importantes que les téléviseurs plasma pour un prix inférieur. Les rétroprojecteurs sont également peu profonds et offrent une image d'excellente qualité.
    Les chiffres clefs :
  • Diagonale : de 105cm à 155cm
  • Contraste : 1500:1
  • Luminosité : +1000cd/m²
  • Durée de vie : - heures


  • Plus : encombrement, consommation, luminosité, netteté de l'image
    Contre : prix un peu élevé, supporte mal les déplacements


    Les vidéoprojecteurs

    Les vidéoprojecteurs sont les seuls appareils capables d'offrir un affichage allant jusqu'à 5 mètres de diagonale. L'image est, comme le laisse deviner le nom de la technologie, projetée sur un mur traité ou un écran. La mise en œuvre d'un projecteur demande un espace important car le projecteur doit se trouver suffisamment loin de la surface de projection.

    Il existe trois grandes catégories de projecteurs dont deux avec une variante : LCD (Tri-LCD), DLP (Tri-DLP) et Tri-tube. On retrouve les trois types de projecteurs dans les rétroprojecteurs.

  • LCD : Ces projecteurs exploitent un écran TFT de très petite taille derrière lequel se trouve une lampe de forte puissance. Le principe est comparable à un projecteur de diapositives où la diapositive – statique – serait remplacée par un écran LCD capable de rendre l'animation.
    Tri-LCD : Les films LCD comportent trois transistors pour chaque pixel : un par couleur de base. Les transistors n'étant pas transparents, ils masquent une partie de la lumière… La technologie Tri-LCD décompose l'image dans les trois couleurs de base. Elles ont toutes les trois droit à un écran LCD spécifique, ce qui réduit les pertes de lumière. L'image finale est recomposée dans le projecteur avant sa projection.


  • DLP : La technologie DLP pour Digital Light Processor utilise une puce électronique de très haute précision équipée de plus d'un million de micromiroirs qui sont capables de basculer en deux positions différentes jusqu'à 1000 fois par seconde. En fonction de leur position, ils réfléchissent ou non la lumière. En modulant le nombre de positions ''allumé'' et "éteint", le DLP produit un point qui va du noir (toujours éteint) au blanc (toujours allumé) avec une large palette de gris. Pour créer la couleur, une roue (dite "roue chromatique") composée d'un tiers de filtre rouge, vert et bleu tourne dans le champs de réflexion des miroirs. Le DLP connaît la couleur du filtre pour chaque instant précis et aligne les miroirs en conséquence ! La technologie DLP est uniquement numérique et optique, ce qui lui confère une qualité exceptionnelle.
    Tri-DLP : Pour une qualité encore accrue, certains projecteurs n'utilisent pas de roue chromatique mais bien trois DLP différents ! La source de lumière est décomposée en ses composantes rouge, verte et bleue qui sont traitées par un DLP dédié. Cette technologie très aboutie n'est utilisée que dans quelques projecteurs haut de gamme.


  • Tri-tubes : Dans un projecteur tri-tubes, chaque couleur est affichée par un tube cathodique de très petite taille. Les trois tubes sont illuminés respectivement par une source rouge, verte et bleue. Chacun projette sa composante de couleur sur l'écran et le mélange des trois définit l'image finale à afficher. Il s'agit donc d'une superposition des composantes de base (RVB). Le projecteur ne peut être soumis à aucune vibration sous peine de décaler légèrement les composantes et réduire la qualité d'affichage… Un projecteur tri-tubes a besoin d'un préchauffage avant de donner sa qualité optimale. Il doit être réglé quand il est à sa température de fonctionnement. Cette technologie haut de gamme produit une image de qualité exceptionnelle mais le prix et les contraintes de réglages la réservent aux passionnés avertis...